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puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce The Gossip (le 29/10/2007 à 10h49)

The Gossip est un groupe de musique américain originaire de l'Arkansas. Fondé à Olympia, dans l'État de Washington, il est maintenant établi à Portland dans l'Oregon. Le groupe est composé de trois membres : Beth Ditto au chant, Brace Paine à la guitare et Hannah Blilie à la batterie, qui a remplacé à ce poste Kathy Mendonca, qui joue désormais dans le groupe Soliah Shawcross.

Albums

    * That's Not What I Heard, Kill Rock Stars (2001)
    * Arkansas Heat, Kill Rock Stars (2002)
    * Movement, Kill Rock Stars (2003)
    * Undead in NYC, Dim Mak (2003)
    * Standing in the Way of Control, Kill Rock Stars (2006)

Singles

    * Red Hott, K Records (2000)
    * Real Damage Split EP avec Tracy + the Plastics, Dim Mak Records (2005)
    * Standing in the Way of Control Remix 12" EP avec Le Tigre, Kill Rock Stars (2005)
    * Listen Up! Kill Rock Stars (2006)

Anecdotes

La chanteuse Beth Ditto, homosexuelle, est très engagée pour la cause lesbienne.

Fin 2006, le magazine rock anglais New Musical Express (NME) a nommé Beth Ditto "Personnalité la plus cool du monde du rock". Le NME a aussi nommé la chanteuse — qui est obèse — dans la catégorie "Personnalité la plus sexy de l'année" lors de la cérémonie des NME Awards 2006. Le prix a cependant été décerné au mannequin Kate Moss.

Fin mai 2007, Beth Ditto a posé nue à la une du magazine musical hebdomadaire anglais NME, les aisselles velues et la fesse flanquée d'une trace de rouge à lèvres et entourée du slogan "Kiss My Ass". La chanteuse, icône "king size" en raison d'un physique enveloppé qu'elle assume complètement, en a profité pour mener bataille contre la dictature de la maigreur. Selon elle, les "zero size celebs", les célébrités maigrichonnes comme Victoria Beckham ou Paris Hilton, sont responsables de l'obsession des femmes pour la maigreur. Autres responsables, les hommes gays du monde de la mode. Toujours selon Beth Ditto, ces homosexuels très influents dans la haute couture poussent les mannequins à éviter les formes pour en faire leurs jouets. "If there’s anyone to blame for size zero, it’s not women. Blame gay men who work in the fashion industry who want these women as dolls", explique la chanteuse dans le dernier numéro du NME paru en mai 2007.

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puce The Donnas (le 28/09/2007 à 12h00)

Si les Donnas étaient poilues, australiennes et habillées en écolières, elles s'appelleraient Ac/Dc (le groupe préféré de Greenpeace...cherchez bien) et seraient beaucoup moins sexy. Entre une Courtney Love (Hole) sous acide et des riots girrrls élevées au biberon rock'n'roll, voici donc les Donnas : Donna A, Donna R, Donna F, Donna C, quatre jeunes filles comme une version allumée de ces Spice Girls chères à David Beckham. 24 ans chacune et déjà l'expérience des vieilles pointures du rock, forgé par des tournées incessantes et harassantes. En 1993, elles s'appellaient encore Ragady Anne, puis sont devenues les Donnas que l'on connaît aujourdh'ui en 1995 à l'occasion d'un tremplin rock remporté haut la main devant des hordes de mâles affamés. Après deux albums en 1998, Get skintight en 1999 et Turn 21 en 2001, les jeunes californiennes reviennent sur le devant de la scène avec un Spend the Night plus travaillé...

Spend The Night est sans doute l'album qui fera enfin connaître les Donnas au monde entier, tant il a été minutieusement préparé tout en gardant ce côté brut qui fait depuis dix ans le charme de ces quatre jeunes filles. Quatre demoiselles qui usent et abusent justement de leurs charmes naturels (elles ont la fâcheuse habitude de déconcentrer par forces allusions tout journaliste osant s'approcher de leur beauté vénéneuse) et balancent une nouvelle fois sans aucune retenue leur rock'n'roll poisseux au tempo élevé. L'album démarre sur les chapeaux de roue de ces gros trucks qui peuplent leur Californie natale ("It's on the rocks"). Pas de problème, ça martèle la batterie et ça maltraite la guitare, sans se soucier de réveiller les voisins, 13 titres sans freins qui finissent irrémédiablement leur route dans un mur (de son). Qu'elles veuillent passer la nuit à l'arrière de votre voiture ("Take me to the backseat") ou qu'un jeune homme les déshabille ("Take it off") , les californiennes n'ont pas froid aux yeux, et leurs textes sexuellement orientés dérangent au pays de la fausse pudeur. Comme une version unisexe des références Nashville Pussy, les Donnas enfoncent les dards précédemment plantés là par les Bikini Kills ou les Sleater Kinney, à grand coups de rein décomplexés et de refrains orgasmiques. Bien ficelé... allez on se le remet encore, oh oui, encore, encore !

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puce Twisted Sister (le 05/10/2006 à 12h05)

La formation métal Twisted Sister se forme en 1973 à Long Islang aux Etats-Unis. Il se compose de Dee Snider (chant), Jay French et Eddie Ojeda (guitares), Mark "The Animal" Mendoza (basse) et A.J. Pero (batterie). Son but initial est de lutter contre la disco en proposant une musique et une attitude radicalement opposées. En 1982, le groupe signe son premier album Ruff Cutts. Deux albums plus tard, Twisted Sister connaît enfin le succès avec les titres We're Not Gonna Take It et I Wanna Rock extraits de l'album Stay Hungry. C'est l'apogée de la carrière du groupe qui signe encore deux albums avant de se séparer en 1987. Ensuite, seul le chanteur Dee Snider fait parler de lui, avec les groupes Desperado, puis Widowmaker. Twisted Sister se reforme en 98, pour Heroes Are Hard To Find, un titre inédit figurant sur la bande originale du film Strangeland, écrit et interprété par Dee Snider...

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puce Kiss (le 05/10/2006 à 12h31)

En 1972, Paul Stanley (guitare et chant) et Gene Simmons (basse et chant) larguent leur premier groupe, Wicked Lester, et montent avec Peter Criss (batterie) et Ace Frehley (guitare) une nouvelle machine de guerre, supervisée par un agent new yorkais de génie, Bill Aucoin (le monsieur s'occupera plus tard d'un certain Billy Idol, mais c'est une autre histoire...). Les débuts sont difficiles: malgré un bon gros rock frisant le hard, les trois premiers albums de Kiss (Kiss, Hotter Than Hell, Dressed To Kill, aujourd'hui des classiques ) n'obtiennent qu'un succès d\'estime. Il faudra attendre 1975 et l'album Alive pour que soudain, la vapeur s'inverse. Les fans de rock découvrent alors un groupe hallucinant, moulé dans le cuir, chaussé de platform boots délirantes, grimé jusqu'au front par d'invraisemblables et effrayants maquillages. Le ton est donné (et sur scène, le groupe fait parler la poudre !). La légende de Kiss est désormais en marche. Alive est disque de platine et leur tournée, baptisée "The Greatest Rock'n'roll Show On Earth" fait un massacre... Destroyer et Rock And Roll Over, en 1976, puis Love Gun, l'année suivante, accentuent encore un peu le phénomène. Stanley, Simmons et leurs compères deviennent de véritables "super héros" du rock aux yeux de kids élevés au biberon de comics jouant plus ou moins sur les ressorts de l'épouvante. Le phénomène prend une telle ampleur que les éditions Marvel (Spiderman, Hulk, etc.) consacrent au groupe une BD, pendant que se monte un fan-club historique, The Kiss Army !
Pourtant, dès 1979, les choses se gâtent pour ce super- groupe complètement allumé. Après la sortie de l'album Dynasty (où l'on retrouve un de leurs plus grands tubes, "I Was Made For Lovin'You"), Eric Carr
tombe le masque (il disparaîtra en 1991, à 41 ans, victime d'un cancer) et laisse sa place à Anton Fig (batteur sur l'album Unmasked en 1980, où le groupe abandonne ses maquillages). En 1983, c'est au tour d'Ace Frehley de prendre des vacances, remplacé, le temps d'un album (Creatures Of The Night), par le guitariste Vincent Cusano (alias Vinnie Vincent). Mais ces changements de line up (qui vont continuer pendant encore quelques années) n'affectent que peu la popularité du groupe: après une période de flottement, le gros hard-glam de Kiss renoue avec les charts dès 1983 ( Lick it up ), et cartonne avec Animalize (1984), Asylum (1985), ou Crazy Nights (1987)... Kiss est définitivement entré dans les mœurs ! Désormais entre les mains des deux rescapés de l'odyssée, Paul Stanley et Gene Simmons, aujourd'hui quinquagénaires (mais toujours aussi fous), Kiss, contre vents et marées, aligne les albums et trace la route, jusqu'à reprendre, à l'aube de l\'an 2000, ses vieux masques d'antan, pour déverser un hard énorme et efficace, visiblement increvable !
Les héros de BD sont immortels. Kiss aussi !

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puce Blondie (le 05/10/2006 à 12h11)

Le groupe Blondie se forme en 1974 à New York aux États-Unis à l'initiative de Deborah Harry (chant) et de Chris Stein (guitare). Ils sont rejoints par le batteur Clement Burke, le bassiste Gary Valentine et le clavier James Destri. Le groupe signe un premier album éponyme en 1976. L'année suivante, Frank Infante remplace Gary Valentine puis Blondie signe son deuxième album Plastic Letters. Frank Infante passe à la guitare et Nigel Harrison rejoint la formation en tant que bassiste. Le single Denis remporte un franc succès. Mike Chapman produit en 1978 l'album Parallel Lines. Le titre disco Heart of Glass porte Blondie aux sommets des charts. L'album Eat to the Beat suit en 1979. Autoamerican lui succède en 1980 et cartonne en Angleterre et aux Etats-Unis grâce notamment au single reggae The Tide Is High. Les membres de Blondie s'attachent alors à la réalisation de leurs projets solo. Ils se réunissent en 1982 pour l'album The Hunter qui ne marche pas aussi bien que les précédents. Blondie se sépare en octobre 1982. Deborah Harry se lance dans une carrière solo. En 1998, elle retrouve Chris Stein, James Destri et Clement Burke pour une tournée européenne. L'année suivante, Blondie enregistre No Exit. En 2003, le groupe signe The Curse of Blondie.

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puce Jefferson Airplane (le 05/10/2006 à 12h17)

Jefferson Airplane était un groupe de rock états-unien, de San Francisco. Un précurseur du mouvement rock psychédélique (musique souvent influencée par la prise de drogue comme le LSD). Le groupe se produisit également sous les noms Jefferson Starship ou plus tard Starship.

Jefferson Airplane acquit sa place au Rock and Roll Hall of Fame en 1996.

Le terme Jefferson airplane est aussi une expression argotique anglo-saxonne désignant l'utilisation d'une allumette usagée pour tenir une "cigarette de marijuana" lorsqu'elle est devenue trop courte pour ne pas se brûler les doigts. Une légende urbaine prétend que c'est l'origine du nom du groupe. Cependant, selon Jorma Kaukonen, membre du groupe, le nom a été inventé par l'un de ses amis (Steve Talbot) lorsqu'il était à Berkeley, en référence à l'un des pionniers du blues : "Blind Lemon" Jefferson.

Formation
Le groupe fut formé sur la côte ouest des États-Unis pendant l'été 1965, durant ce qui fut appelé le "boom folk" de la baie de San Francisco. Marty Balin, le chanteur, forma le groupe avec un autre musicien folk, Paul Kantner, un guitariste blues, né le 12 mars 1942, Jorma Kaukonen, une chanteuse jazz / folk, Signe Toly Anderson, un batteur, Jerry Peloquin, et un bassiste, Bob Harvey. Leur musique était notamment inspirée par les Beatles, the Byrds ou encore the Lovin' Spoonful et ils connurent un certain succès au Matrix Club.

Le groupe se produisit en public pour la première fois le 13 août 1965 au Matrix Club (San Francisco). Peloquin, musicien saisonnier, quitta le groupe après quelques semaines, notamment parce que les autres se droguaient. Il fut remplacé par Skip Spence. Leur son devint graduellement plus électrique, ce qui les amena à remplacer Harvey en octobre 1965 par un ami d'enfance de Kaukonen : Jack Casady. Peu de temps après, ils signèrent avec RCA et enregistrèrent l'album Jefferson Airplane Takes Off, sorti en 1966. La même année, Spence fut remplacé par un batteur jazz Spencer Dryden et Anderson par la chanteuse Grace Slick, alors membre d'un autre groupe de San Francisco, The Great Society. Le nom du groupe était alors abrégé "the Airplane" par leurs fans. Slick fut un apport important : sa voix contralto s'harmonisait bien avec la musique psychédélique du groupe, elle composa "White Rabbit" et son beau-frère, Darby Slick, guitariste de Great Society composa pour eux "Somebody To Love".

Succès
Suite à leur participation au Monterey International Pop Festival en juin 1967, leur notoriété devint nationale. Ce festival présentait des groupes locaux (San Francisco, Los Angeles, Grande Bretagne) et était diffusé sur certaines chaînes de télévision nationales, permettant aux groupes de toucher un large public. Ils apparaissaient notamment dans certaines émissions comme The Ed Sullivan Show, enregistrées en couleur et agrémentées des derniers effets vidéos de l'époque. Leur célèbre interprétation de "White Rabbit" sur ce show est notamment remarquable pour l'utilisation avantgardiste de "Chroma key" pour simuler leur lightshow psychédélique. Cette technique consiste à rendre transparente une couleur d'une image pour faire apparaitre une autre image derrière, voir incrustation.

Jusqu'en 1970 la composition du groupe resta stable et cinq albums furent enregistrés. Le premier d'entre eux, Surrealistic Pillow (1967), comprenait deux morceaux devenus des classiques : "White Rabbit" (inspiré par le LSD, le Boléro de Ravel et Alice au Pays des Merveilles), et le vibrant "Somebody to Love". On y trouvait également "Embryonic Journey", impressionnant solo de guitare acoustique de Kaukonen, réminiscence de l'influence folk, inspiré par les références de la guitare acoustique comtemporaine comme John Fahey et qui participa à fonder le genre populaire dont le guitariste Leo Kottke est un adepte. Cet album eut énormément de succès, et atteignit la sixième place des "US album charts" alors qu'au même moment y étaient classés Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (Beatles), l'album The Doors, des Doors, Forever Changes (Love) et The Piper at the Gates of Dawn (Pink Floyd). Il est considéré comme un des albums initiateur du "Summer of love", apogée du mouvement hippie à San Francisco.

L'album After Bathing at Baxter's (1967) montra encore davantage leur maîtrise du rock psychédélique. La célèbre couverture montre un dessin fantasque de l'artiste Ron Cobb qui représente la maison du groupe, transfigurée en machine volante façon Heath Robinson. Crown Of Creation (1968) fut un album transitoire, plus structuré que ...Baxters tandis que Bless Its Little Pointed Head (1969) immortalisait leur performance live au Fillmore (San Francisco) et au Fillmore east (New York). En conséquence de la désertion de la scène de San Francisco, le groupe sortit Volunteers (1969), leur contribution la plus politique. Le titre éponyme, "We Can Be Together", "Good Shepherd", et le post-apocalyptique "Wooden Ships" (également enregistré par Crosby, Stills & Nash) en sont tous des exemples.

Le groupe joua au festival de Woodstock (en 1969), le matin, à l'heure de la "morning maniac music", d'après Grace Slick. En décembre de la même année, ils jouèrent au concert gratuit, tristement célèbre, organisé sur la piste de course d’Altamont en Californie. Les Stones étaient en tête d'affiche et Grateful Dead jouait également ce jour là. Le concert fut gâché par la violence de la foule (Marty Balin fut mis KO pendant une bagarre avec les Hell's Angels, groupe de bikers initialement engagés pour faire la sécurité) et Meredith Hunter, un adolescent noir, sortit une arme pendant le concert des Stones et fut poignardé par les Hells Angels, le tout devant les caméras. Cet incident est le point central du documentaire Gimme Shelter.

Balin et Dryden quittèrent le groupe peu de temps après. Bark et Long John Silver sortirent sous leur propre label, Grunt, avec Joey Covington à la batterie et Papa John Creach au violon. Le groupe fut finalement dissout lorsque le groupe Hot Tuna devint un groupe à plein temps pour Casady et Kaukonen. La pochette de l'album live 30 Seconds Over Winterland (1973) représentant des grille-pain volants est à présent bien connue, elle a notamment inspiré le célèbre économiseur d'écran "After Dark".

Jefferson Starship
Pendant la période de transition, au début des années 1970, Paul Kantner enregistra l'album Blows Against The Empire avec son groupe qu'il surnomma Jefferson Starship, faisant ainsi apparaître ce nom pour la première fois. Le groupe comprenait David Crosby (de Crosby, Stills, Nash & Young), Jerry Garcia (de Grateful Dead), et d'anciens membres de Jefferson Airplane. C'est pendant cette périodre que Kantner officialisa sa relation avec Grace Slick. Leur fille China Kantner naquit peu après. Les musiciens du groupe célébrèrent la naissance de China avec Sunfighter, un album teinté d'environnementalisme, sorti au nom de Kantner et Slick.

En 1974, Jefferson airplane renaissait officiellement en tant que Jefferson Starship, fondé par Kantner et Slick. Balin monta à bord à temps pour enregistrer le single "Caroline" pour le premier album de Jefferson Starship, Dragon Fly. La formation telle qu'elle était alors comprenait quelques rescapés : le batteur John Barbata et le violoniste Papa John Creach, ainsi que le bassiste-clavieriste-chanteur David Freiberg (du groupe Quicksilver Messenger Service) et le guitariste Craig Chaquico et fut la plus performante commercialement bien que certains fans étaient plutôt mécontents de leur style plus conventionnel. En 1975, l'album Red Octupus devient plusieurs fois disque de platine notamment grace à la ballade travaillée de Balin, "Miracles". Les deux albums suivants Spitfire (1976) et Earth (1978) eurent également beaucoup de succès. Cependant, l'alcoolisme de Slick devint un réel problème qui provoqua deux concerts catastrophiques en Allemagne en 1978. Le premier soir, les fans saccagèrent la scène parce que Slick n'était pas montée sur scène. Le soir suivant, Slick, complètement ivre, choqua le public par des propos blasphématoires et des allusions sexuelles d'un bout à l'autre de ses morceaux. Elle quitta le groupe suite à ce désastre.

Fin 1978, le groupe désormais privé de Grace Silck enregistra Light The Sky On Fire pour le Star Wars Holiday Special, un épisode inédit de la saga qui se situerait, dans la chronologie de la série, entre les épisodes IV et V. Balin quitte ensuite le groupe, qui trouve un nouveau chanteur en la personne de Mickey Thomas (qui chantait sur le morceau "Fooled Around And Fell In Love" d'Elvin Bishop). Sa voix de fausset mène le groupe vers un son rock plus dur comparable à Journey. L'ancien batteur de Journey, Aynsley Dunbar avait d'ailleurs remplacé Barbata, blessé dans un accident de voiture.

Après la sortie en 1979 de Freedom At Point Zero (dont le single "Jane" est issu), sur leur album suivant, Modern Times (1981) Grace Silck revint soudain pour une unique chanson : "Stranger". Les albums Winds Of Change et Nuclear Furniture sortirent respectivement en 1982 et 1984.

Starship
En 1984, Kantner, le dernier membre fondateur restant, quitte le groupa après avoir mené les actions légales nécessaires pour empêcher le reste du groupe de conserver le nom Jefferson. Il gagna le procès et le nom du groupe fut réduit à Starship. Freiberg, de plus en plus marginalisé par le reste du groupe le quitta également.

En 1985, Starship sortit Knee Deep In The Hoopla avec un succès immédiat : deux titres classés numéro 1. Le premier, "We Built This City", écrit par Bernie Taupin, Martin Page, Dennis Lambert, et Peter Wolf était inspiré par la station de radio KSAN-FM. Kantner critiquait ce morceau, qui fut par la suite qualifié du "pire morceau de tous les temps" par le Blender Magazine dans son classement des 50 plus mauvais morceaux. VH1 le qualifia également de "Titre le plus incroyablement mauvais" dans un classement équivalent. Le second numéro 1 était "Sara". Pour la première fois, le groupe avait un titre numéro 1 (et même deux d'un coup) et l'album fut disque de platine.

En 1987 le titre "Nothing's Gonna Stop Us Now" fit partie de la bande originale du film "Mannequin" et fut numéro 1. L'année suivante c'était le tour du titre "Wild Again" dans le film "Cocktail".

Au moment ou sortit l'album No Protection, le bassiste Pete Sears avait quitté le groupe. L'album fut disque d'or notamment grace aux hits "Nothing's Gonna Stop Us Now" et "It's Not Over ('Til It's Over)". Grace Slick quitta le groupe en 1988. Le reste (pour ne pas dire, les restes) du groupe, sortit Love Among The Cannibals en 1989 et l'aventure se termina finalement en 1990.

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puce Cyndi Lauper (le 05/10/2006 à 16h52)

Sa puissance vocale, alliée à une voix aigue, la distingue de toutes. La rockeuse des années 80 est l’une des plus grandes stars de l’ère débutante de MTV. Provocante, comme le veut le slogan « Sex, drugs and rock’n’roll », elle n’hésite pas à chanter les plaisirs de la masturbation. Dans les années 90, Cyndi Lauper revient en douceur sous les projecteurs en interprétant « The World Is Stone » pour « Tycoon », la version anglophone de « Starmania ». Avec ce slow, comme avec l’énergique « Girls Just Want To Have Fun », « Time After Time » ou « True Colors », elle est dans des souvenirs de soirées, de vacances ou d’amoureux ; des plumes de pyjama party déchaînée ; des fièvres du samedi soir. Cyndi Lauper est une photo de l’album de notre vie, quelque chose de la mémoire collective.

Cynthia – alias Cyndi – Lauper naît et grandit à New York. Sa mère, divorcée, l’élève avec son frère et sa sœur. Connaissant de graves problèmes financiers, elle finit par les placer dans un pensionnat. L’internat est réputé propice aux études. Mais Cyndi, dès douze ans, préfère se consacrer à la musique : écrire des chansons et jouer de la guitare. A l’adolescence, ses tenues extravagantes reflètent son état d’esprit.

Laissant tomber les études, Cyndi, dès les années 70, chante des reprises dans de nombreuses formations new-yorkaises. En 1977, elle écrit ses propres morceaux, mais doit arrêter de chanter pendant deux ans pour cause de cordes vocales défectueuses. Retrouvant sa voix, elle sort un album éponyme intitulé « Blue Angel ». Le duo qu’elle forme avec le musicien John Turi rencontrait le succès à New York, mais le disque est un échec commercial, malgré « I’m Gonna Be Strong » et « Maybe He’ll Know ». Les anges aux sonorités 70 se séparent, ruinés.

Après la séparation, Cyndi Lauper chante dans les clubs et les restaurants. Le studio lui a laissé un goût amer, mais elle en reprend le chemin en signant en 1983 avec le label Portrait. A la fin de l’année, « She’s So Unusual » sort. Pour son premier album en solo, elle reçoit le soutien de MTV. La vidéo du premier single – « Girls Just Want To Have Fun » - propage le tube. L’opus, qui contient les filles sautillantes aux airs acidulés et la ballade « Time After Time », est un vrai succès qui se vend à plusieurs millions d’exemplaires. Le temps se place numéro un et les nanas arrivent en deuxième position. Avec « She Bop », faisant l’éloge de la masturbation, et « All Through The Night », Cyndi Lauper est toujours dans le Top 10.

La reine du hit-parade, profitant de l’impact du clip, devient une icône, un véritable modèle à suivre pour tout un tas de jeunes filles qui reprennent, comme un hymne, « Girls Just Want To Have Fun ». Ses fans, féminins et masculins, la retrouve en tournée mondiale. En 1985, ils peuvent leur artiste exubérante dans les salles obscures : elle interprète quelques morceaux de la B.O. des « Goonies ».

En 1986, « True Colors » paraît. Le titre, qui évoque l’arc-en-ciel et sa personnalité que l’on cache (“So don't be afraid to let them show/ Your true colors/ True colors are beautiful/ Like a rainbow”), va devenir un hymne gay et lesbien. Il va aussi être repris par Phil Collins (et Christophe de la « Nouvelle Star »). En attendant, l’album est un nouveau succès, notamment grâce à « Change Of Heart » et à la reprise du tube de Marvin Gaye, « What’s Going On ».

En 1989, un an après être apparue sur grand écran dans « Vibes », Cyndi Lauper sort son troisième album, « A Night To Remember ». Les ventes, comme les critiques, sont faibles. « I Drove All Night », repris par Céline Dion, arrive tout de même à se classer dans le Top 10.

La voix aigue, typique, qui chante un mélange de new wave, de post-punk, de reggae, de pop et de funk, se remet de ses déboires musicaux en se mariant, en 1990, avec l’acteur David Thornton. Dans les années 90, la reprise du « Monde est Stone » est sa performance la plus remarquée. Les années 2000 semblent plus favorables : « At Last », qui reprend des standards, notamment « La Vie En Rose » d’Edith Piaf, a de bonnes critiques. Pour « The Body Acoustic » - titre qui pourrait être son surnom-, Cyndi Lauper continue à vouloir se renouveler et travaille avec Jeff Beck et Shaggy.

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puce Scorpions (le 14/10/2006 à 19h07)

The Scorpions, formé à Hanovre en 1969 par le guitariste Rudolph Shenker et son frère, Michael
En 1971, la formation accueille le chanteur Klaus Meine qui va progressivement devenir le leader du groupe.
Leur premier album sort l'année suivante. Il est remarqué par les professionnels car il sert de bande originale à un film allemand. Cependant leur musique va passer longtemp inaperçue du grand public.
En 1973, Michael Shenker quitte The Scorpions et rejoint un peu plus tard UFO. Le groupe engage alors le guitariste Uli Jon Roth avec qui ils vont sortir quatre albums studios.
Avec ces disques, la formation se forge une réputation nationale forte. Néanmoins, en 1978, Uli Jon Roth quitte les scorpions pour créer son propre groupe.
The Scorpions reprennent alors Michael Shenker viré d'UFO à cause du penchant alcoolique dans lequel il s'est jeté à corps perdu.
Leur carrière s'internationalise petit à petit et les tournées dépassent les frontières de la RFA. Avec lui, ils enregistrent un live au Japon, le pays où ils sont le plus populaire.
Cependant leurs pochettes et paroles subjectives choquent l\'Amérique puritaine des années 70 et leur implantation outre-atlantique se fait très lentement.
En plus Michael Shenker, complètement accro, loupe un concert sur deux et ses prestations deviennent ridicules.
Le groupe engage alors Matthias Jabs. C\'est ce line-up qui va durer le plus longtemps et qui, à l\'aube des années 80, va apporter aux scorpions leur succès.
En 1984 c'est la consécration suprême, lorsque sort Love At First Sting qui comporte leur deux morceaux les plus célèbres : Rock You Like A Hurricane et Still Loving You. Non seulement c\'est l\'un sinon le meilleur de leur album, mais en plus il arrive dans une période plus réceptive au heavy metal.
Après six ans dont une tournée mondiale, un album et deux ans de repos, Scorpions est à nouveau sous les projecteurs avec Crazy World d'où proviennent Send Me An Angel et Wind Of Chance.
Mais comment continuer à rester au sommet ?
Le challenge est énorme il leur faut toujours faire mieux ou au moins faire aussi bien. Face à la difficulté, le groupe s'effrite peu à peu et passe mal le cap des années 90.
Francis Buchholz et Herman Rarebell (basse et batterie), membres fondateurs du groupe, s'en vont après plus de vingt-cinq ans de service. Avec eux c'est une partie de la personnalité de Scorpions qui met les voiles.
Mais le groupe est vite remis sur les bons rails. De nouveaux musiciens sont engagés et après un album studio, sort Moment Of Glory, fruit d\'un long travail avec l'orchestre symphonique de Berlin (travail qui va inspirer Metallica)
Le résultat est percutant, même si le disque n\'est pas un franc succès.
En 2001 un album unplugged, Acoustica est encore sorti, mais en dehors de ses sessions accoustiques ou orchestrées, il n'y a plus de vrai projet studio depuis longtemps.
Des best-of paraissent, des DVD, des lives... bref tout le monde donnait Scorpions mort et enterré.
Mais ils sont revenus contre-dire la rumeur en sortant en 2004 Unbreakable renouant avec leur glorieux passé. Balayés les derniers albums studios électro-pop, balayés les best-of, balayés les critiques.
Scorpions a un aussi beau passé qu\'un long futur en prévision. Et comme le chante Klaus Meine :

"Remember the good times
Remember the bad times
Remembering my life, your life
Let the film just roll "

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puce Johnny Cash (le 29/09/2007 à 01h17)

Né le 26 février 1932 à Kingsland, dans l'Arkansas.

Une adhésion presque unanime   

J.R. Cash vient d'un milieu modeste de l'Arkansas, où il a grandi avec ses quatre frères et sœurs. Il s'imprègne rapidement de la musique folk, de la country et des chants religieux, ce qui le pousse à écrire sa première chanson à l'âge de 12 ans. Après son enrôlement à l'American Air Force durant la guerre de Corée, il revient aux Etats-Unis et s'installe à Memphis où il épouse Vivian Liberto.
En 1955, il parvient à décrocher un contrat pour le label rock'n'roll Sun Records, et enregistre les titres "Hey Porter" et "Cry cry cry", qu'il a composés lui-même. Le succès est immédiat. Le deuxième titre se retrouve à la quatorzième place des ventes et en deux ans, Johnny Cash (dont le prénom est une idée du producteur de Sun Records, Sam Phillips) devient l'idole des jeunes américains. Il enchaîne les tubes grâce à une musique country à la frontière du rock'n'roll et du honky tonk, que sa voix grave magnifie avec élégance. "Folsom Prison Blues", "Give my love to Rose", "Train of love" et "I walk the line" sont autant de succès qui prouvent la grande capacité d'écriture de celui que tout le monde nomme "the man in black". En 1957, le chanteur enchaîne près de deux cents concerts par an, au cours desquels il va faire la rencontre de celle qui sera sa muse, la chanteuse de country June Carter.

"The man in black"  
Comme la plupart des stars de l'époque, Johnny devient cependant accroc aux amphétamines, ce qui se ressent de plus en plus dans sa musique, à la rythmique plus nerveuse et tendue. Seulement, le chanteur ne s'en cache pas, et son couple part à la dérive. Depuis quelques temps, il désire aussi réaliser un album gospel, mais Sam Phillips refuse de le produire, ce qui le pousse à signer chez Columbia en 1958.
La musique de Johnny Cash change. Elle devient plus personnelle et libre, mais surtout plus pop, dans les cordes de ce qui se fait dans les années 1960. Il y raconte l'histoire de l'Amérique et de la country, et accueille dans ses chœurs la belle June Carter, qui connaît des difficultés pour percer dans le milieu. "Don't take your guns to town", "I got stripes", "Five feet high and rising" et "Ring of fire" sont des exemples de ses nouveaux tubes.
En 1966, sa femme Vivian demande le divorce. Sa dépendance à la drogue devient alors de plus en plus inquiétante, et sa santé se dégradant, Johnny disparaît peu à peu du paysage musical. Diverses actions lui permettent cependant de continuer à faire parler de lui, notamment en 1968 lors de son mariage avec la chanteuse June Carter. Cette même année, il part chanter pour les détenus de la prison de Folsom, un geste qui restera lié à jamais à l'histoire du personnage. Il réitère peu de temps après au pénitencier de San Quentin. Ces deux prestations exceptionnelles donneront naissance à deux albums live à la symbolique très forte. A la fin des années 1960, Johnny Cash est devenu une véritable star à qui on propose de présenter "le Johnny Cash Show", un programme country qui marquera la télévision américaine jusqu'en 1971.

Une carrière qui fait légende  

Mais sa musique ne correspond plus à la veine des années 1970, et Cash commence à faire figure de légende du country face au succès de certains de ses successeurs, tels que Waylon Jennings ou Billy Ray Cirus. C'est tour à tour Columbia puis Mercury qui le congédient, jusqu'à ce que Rick Rubin (producteur des Beastie Boys, Slayer et les Red Hot Chili Peppers) vienne redonner un nouveau souffle à la carrière du chanteur, affaibli par la drogue et le diabète.
1994 marque un nouveau départ pour la star du country, qui enregistre quatre nouveaux disques, dont le tant désiré album de gospel "My mother's hymn book". Johnny Cash se remet à collectionner les trophées, dont plusieurs Grammy Awards (onze au total dont un en 1998 pour l'ensemble de son œuvre), et il se fait plaisir en reprenant ses anciens titres ou ceux des autres, en acoustique ou en duo.

Le 15 mai 2003, sa compagne June disparaît. Il la rejoint quatre mois plus tard, le 12 septembre, à l'âge de 71 ans. Trois ans après sa mort, l'acteur américain Joaquin Phoenix campe le rôle du célèbre chanteur de country dans "Walk the Line", sur les écrans depuis le 15 février 2006. Un hommage rendu à sa musique et à sa vie, marquée par la débauche et son idylle avec June Carter (jouée par Reese Witherspoon).

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puce Hank Williams (le 08/10/2008 à 17h01)

Il a bouleversé son époque mais pas seulement. Hank Williams est l’un des artistes les plus importants de la musique populaire du xx ème siècle. Il a inspiré les plus grands : Ray Charles, Elvis Presley, Louis Armstrong ou encore les Beatles. Aujourd’hui son influence sur les orientations de la musique moderne sont incontestables.

La tempête fait rage, de violentes bourrasques font tanguer la voiture de Hank Williams. Sa femme le trompe, son dos le tiraille et son taux d’alcoolémie a déjà dépassé les limites du raisonnable. Déprimé, tranquillement assis sur le siège arrière, il vient de finir une nouvelle composition. Il en est presque à regretter les années où il chantait dans les medecine shows et les bars de Montgomery et de sa région. Avec le succès, les problèmes se sont multipliés à une vitesse impressionnante. Ses douleurs à la colonne vertébrale qui lui avaient laissé un peu de répit se sont réveillées. Hank tient grâce à un cocktail de morphine et d’alcool qui lui donne souvent l’air absent, ahuri. Sa femme, Audrey, qui l’avait déjà quitté une première fois vient de repartir avec leur fils Hank jr. Elle l’a trompé de nombreuses fois, harcelé durant des jours et des jours pour faire une carrière musicale qui s’est avérée chaotique, aujourd’hui elle compte bien récupérer une partie du magot de son mari.

En quatre ans le jeune chanteur est passé du statut d’inconnu à celui de super star de la country music, il a connu l’amour et la déception, la naissance d’un fils, l’hôpital et la prison. A l’image du vieux bluesman noir Rufus Payne dit Tee-Tot qui lui a apprit la guitare dans les rues de Georgiana, Hank Williams exprime son Blues. Ce blues qui fait que sa musique est si différente des autres. Après plusieurs années de galère Hank Williams rentre en studio. Lors d’une séance, le 21 avril 1947, il enregistre deux titres qui vont marquer les esprits et qui sont le début d’une œuvre qui changera la face de la musique américaine. « I saw the light », un gospel, et « Move it on over », un morceau annonçant l’arrivée du Rockabilly, et avec lequel il prend 10 ans d’avance sur ses contemporains. Frank Walker et Fred Rose qui ont été les premiers à le faire enregistrer pour MGM, perçoivent le potentiel du jeune homme et continue sur leur lancé.

A cette époque sa vie se partage entre séances en studio et concerts. Sa notoriété commence à déplacer les foules. Plusieurs de ses titres démontrent une ingéniosité tant au plan musical, (son toucher bluesy apporte une fraîcheur, un style, le Honky Tonk), qu’au niveau des textes qui savent se faire aussi drôles que désespérés. Les salles deviennent rapidement trop petites mais c’est en mars 1948, en reprenant « Lovesick blues », qu’il est littéralement propulsé à la tête des charts. Hank Williams animait depuis quelques mois un tout nouveau spectacle radiophonique avec ses Drifting Cowboys, le Louisiana Hayride. Grâce au succès, on lui déroule le tapis rouge pour prendre la tête du Grand Ole Opry, l’émission vedette de Nashville. L’alcool coule à flot, sa vie se déchire. Durant deux ans, plus il monte dans les classements, plus son mal-être le mine, forçant sa créativité et le détruisant chaque fois un peu plus, « My son calls another man daddy », « I’m so lonesome I could cry » ou « I'll never get out of this world alive », qu’il vient d’enregistrer en décembre 1952. Seul dans cette voiture son cerveau tourne à plein régime, les idées s’entrechoquent mais bien sûr il ne s’imagine pas que ce titre sera son dernier hit. Quelques jours plus tard Hank Williams prend un taxi dont il ne sortira pas vivant. Sur la route pour un concert à Canton dans l’Ohio, le cocktail médicament-alcool fait effet bien au-delà de ce qui était prévu. A l’arrivée le chauffeur cherchera à le réveiller mais le corps déjà froid du chanteur ne bougera plus.
Il est mort comme une rockstar, la première du genre. Il n’a rien inventé mais a tout changé.

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